Agressivité congénères

Agressivité congénères

Agressivité Congénères

Pistes de compréhension uniquement : ce trouble se travaille avec un éducateur canin.

D’abord, faciliter le travail du professionnel

Quel que soit le cas d’agressivité congénère, commencez par apprendre le port de la muselière de façon tranquille (voir le tuto de la formation). Ça donne en réalité plus de liberté au chien : ça permet à l’éducateur de le laisser proposer davantage de comportements sans risque, plutôt que le tenir en permanence à distance.

Défaut de socialisation

Si le chien n’a pas assez vu de congénères, exposez-le dans des milieux ouverts, en restant systématiquement en mouvement : les situations qui se figent sont celles qui dégénèrent. Quatre règles :

  1. Sécurisez tout le monde (muselière).
  2. Longe de 10 à 20 mètres au départ, pour pouvoir rappeler le chien.
  3. Pas de cri, pas de dressage à ce stade : on laisse le chien faire ses propositions.
  4. Entourez-vous de chiens calmes et stables qui vont snober votre chien (sans le recadrer), pour lui envoyer le message que tout va bien.

Cause hormonale

Chez le mâle surtout, mais aussi la femelle, un taux élevé de testostérone (l’hormone combative) alimente le comportement bagarreur. Dans environ 10% des cas, la castration réduit ce taux et apaise la situation. Les bagarres pour des partenaires (mâles entre eux, femelles entre elles) relèvent d’un comportement naturel qu’il faut néanmoins canaliser, via le dressage : rappel fiable, marche à côté, passage d’obstacles.

Traumatisme et vécu difficile

Un chien qui a eu une mauvaise expérience avec un congénère peut développer une peur qui se traduit en hostilité. Il faut lui montrer que cette expérience était isolée, pas systématique. Des cas plus extrêmes existent (chien ayant dû se nourrir dehors, protection de ressources entre chiens, y compris une simple gamelle d’eau par forte chaleur) et demandent un accompagnement spécifique.

Le dressage seul ne suffit jamais

Le dressage intervient forcément à un moment, mais il ne peut jamais être la seule réponse à une réactivité congénère. Un éducateur qui propose uniquement des “coups de collier” pour empêcher le chien de réagir travaille mal.