BARF
Le BARF, un sujet polĂ©mique. Le formateur distingue clairement deux publics : ceux qui prĂ©parent eux-mĂȘmes les repas de leur chien chez le boucher ou au supermarchĂ©, comme ils le feraient pour eux, et les 95% restants qui commandent du BARF tout prĂȘt sur internet sans jamais vĂ©rifier la composition.
Une composition Ă lire avant dâacheter
Exemple pris sur un produit leader du marchĂ© : levure de biĂšre, huile de sardine, algues, moules broyĂ©es. Aucun de ces ingrĂ©dients ne se trouve naturellement Ă portĂ©e dâun chien livrĂ© Ă lui-mĂȘme dans la nature. Le BARF industriel nâest donc pas âce quâun chien mangerait dans la natureâ : câest une composition comparable Ă celle des croquettes, sous une autre forme.
La contradiction des compléments
Les partisans du BARF mettent en avant le fait que cette alimentation ânaturelleâ Ă©viterait les carences. Mais alors, pourquoi les sites de BARF vendent-ils systĂ©matiquement des complĂ©ments alimentaires ? Soit le rĂ©gime est complet et il nâen a pas besoin, soit il en a besoin et il nâest donc pas complet : la contradiction est interne, pas inventĂ©e.
Le prix et le mythe de âconsommation humaineâ
Le BARF coĂ»te environ 5 fois moins cher que dâacheter en supermarchĂ© ou chez le boucher pour soi-mĂȘme. Le formateur interpelle ceux qui prĂ©tendent que le BARF est âsi naturel quâon pourrait aussi en mangerâ : pourquoi, alors, ne le font-ils pas ? La mention âconsommation humaineâ sur certains sites ne concerne que le tout dĂ©but de la chaĂźne de production, pas le produit final qui arrive dans la gamelle, exactement comme pour les croquettes.
Une communauté trop sectaire
Le formateur reproche Ă une partie de la communautĂ© BARF son dogmatisme : certitude absolue, refus dâĂ©couter, relais dâĂ©tudes non vĂ©rifiĂ©es ou signĂ©es par de prĂ©tendus vĂ©tĂ©rinaires introuvables auprĂšs de lâordre des vĂ©tĂ©rinaires. Il compare cette dĂ©rive Ă un effet de mode plutĂŽt quâĂ une vraie rĂ©flexion nutritionnelle.
Sa position réelle : pour un BARF raisonné
Le formateur nâest pas opposĂ© au BARF. Il est favorable Ă un BARF raisonnĂ©, rĂ©alisĂ© avec de vrais ingrĂ©dients de consommation humaine achetĂ©s chez le boucher ou en grande surface, idĂ©alement en lien avec un vĂ©tĂ©rinaire ou un nutritionniste, dans le respect de la physiologie du chien. Cela coĂ»te plus cher et prend plus de temps, mais câest un choix lĂ©gitime Ă condition dâĂȘtre fait sĂ©rieusement et jusquâau bout : un BARF mal prĂ©parĂ© peut tuer un chien plus vite que des croquettes.
Sa conclusion : le BARF intelligent, oui, un grand oui. Mais quâil sâagisse de croquettes ou de BARF, il y a toujours du marketing derriĂšre, et la qualitĂ© se paye toujours.