Cage ou pas ?

Cage ou pas ?

Cage ou pas ?

La cage est souvent prĂ©sentĂ©e comme un produit miracle : plus de destruction, propretĂ© acquise, solitude gĂ©rĂ©e. Ce n’est pas la position de la mĂ©thode. Un chien s’éduque, se dresse, on lui apprend les choses par un Ă©change : la destruction, la propretĂ© et la solitude s’apprennent avec du temps, pas en rĂ©duisant l’espace du chien.

L’argument de la rĂ©duction d’espace

RĂ©duire l’espace vital rĂ©duit effectivement les accidents de propretĂ©, mais ce n’est vrai qu’en partie : chez un chien insuffisamment restĂ© au contact de sa mĂšre, le rĂ©flexe de ne pas souiller son lieu de couchage n’existe pas, et la cage devient inefficace dans ce cas prĂ©cis.

L’argument du “ça le rassure”

Certains collĂšgues Ă©ducateurs avancent que rĂ©duire l’espace Ă  une seule entrĂ©e/sortie rassure le chien, mais seulement pour une absence de 1 Ă  3 heures, jamais pour une journĂ©e entiĂšre. Cet argument ne tient pas : ce qui poserait problĂšme sur une journĂ©e poserait le mĂȘme problĂšme, en plus petit, sur trois heures. Le parallĂšle est direct avec un enfant : personne n’accepterait de l’enfermer dans sa chambre pour Ă©viter d’avoir Ă  lui apprendre Ă  ranger.

La conclusion de la méthode

Enfermer un chien en pensant “je ne pourrai jamais le laisser en libertĂ© sinon il dĂ©truit tout” est contre-productif : ça repousse le problĂšme Ă  un moment souvent plus dramatique. Prenez le temps d’éduquer plutĂŽt que de contenir.