Comment punir son chien

Comment punir son chien

Comment punir son chien

Faut-il punir son chien ? La rĂ©ponse est oui, un grand oui. Le formateur s’oppose fermement Ă  l’idĂ©e, portĂ©e par certains Ă©ducateurs se disant “hyper positifs”, que la punition ultime serait d’ignorer le chien.

L’ignorance n’est pas une punition

Ignorer un chien n’est pas une punition, c’est un outil pour faire redescendre la tension nerveuse dans certaines situations. Une fois cette tension retombĂ©e et le chien revenu Ă  un Ă©tat calme, il redevient rĂ©ceptif. Mais cet outil ne fonctionne que sur 2 ou 3 chiens sur 10, selon leurs antĂ©cĂ©dents. Un chien en train de manger le mur ne s’arrĂȘtera pas parce qu’on l’ignore : il continuera jusqu’à avoir fini, ignorance ou pas.

Ce qui ne fonctionne pas non plus

  • Hurler : c’est le maĂźtre qui perd ses Ă©motions, donc qui devient peu fiable.
  • Frapper : ça fait “disjoncter” le chien et perdre au maĂźtre toute crĂ©dibilitĂ©.
  • Envoyer au panier aprĂšs une bĂȘtise : le chien apprend simplement que faire une bĂȘtise implique d’aller se cacher au panier, y compris quand vous n’avez rien vu, parce qu’il aura Ă©tĂ© conditionnĂ© Ă  votre tĂȘte fĂąchĂ©e en rentrant. Ça ne rĂšgle rien sur le fond.
  • Isoler plusieurs heures dans une piĂšce : le chien ne peut pas faire le lien dans la durĂ©e. Le calme retrouvĂ© Ă  la sortie n’est pas de la comprĂ©hension, c’est simplement le rĂ©sultat de plusieurs heures sans rien faire dans le noir.

Ce qui fonctionne : la voix

La voix reste l’arme la plus efficace, Ă  condition qu’elle porte du rythme, du tempo, et pas un ton monocorde utilisĂ© aussi bien pour gronder que pour fĂ©liciter. Le chien doit pouvoir vous “lire”. Si votre “non” ne fonctionne plus, c’est un vrai problĂšme Ă  retravailler, pas une fatalitĂ© liĂ©e au chien.

La séquence à suivre

  1. Un “non” ferme et net : le chien se fige.
  2. On lui laisse le temps de renoncer, ou de retenter sa chance (auquel cas on rĂ©pĂšte le “non”).
  3. Une fois arrĂȘtĂ©, on lui propose un plan B : un jouet autorisĂ©, une redirection.
  4. Si le chien insiste malgrĂ© tout, on se place physiquement entre lui et l’objet, avec un regard diffĂ©rent de celui des cĂąlins.
  5. En tout dernier recours, on peut le prendre par la peau du cou, comme le ferait sa mĂšre, pour marquer le mĂ©contentement. Il ne faut jamais aller plus loin dans l’interaction physique.

Aprùs coup, remettez-vous en question si votre “non” ne suffit plus, et retravaillez-le.

Regarder aussi les besoins non comblés

Un chien qui dĂ©truit tout n’est pas forcĂ©ment “bĂȘte” ou “difficile” : un Border Collie qui ne dĂ©pense rien pendant des jours entiers finira par exploser d’ennui. Avant de punir, vĂ©rifiez que ses besoins physiologiques sont couverts.

Les outils d’appoint

Des accessoires comme le pet corrector peuvent temporairement remplacer un “non” qui ne fonctionne plus, en produisant un bruit dĂ©rangeant. Attention cependant : utilisĂ© en continu, le chien s’y habitue et finit par comprendre que votre autoritĂ© dĂ©pend de l’outil dans votre main, pas de vous. À utiliser avec parcimonie, en se remettant en cause en parallĂšle.

La petite tape

Le formateur estime qu’il est possible, de temps en temps, d’interpeller son chien avec une petite tape sur les fesses, sans jamais lui faire mal, simplement pour le faire dĂ©crocher d’un comportement en cours. Ni plus, ni moins : jamais de secousse, jamais de douleur infligĂ©e. Punir intelligemment fait partie intĂ©grante d’une bonne Ă©ducation.