Coupe de la queue et oreilles

Coupe de la queue et oreilles

Coupe de la queue et oreilles

Un peu d’histoire : pourquoi coupait-on autrefois la queue et les oreilles des chiens, et pourquoi ces raisons ne tiennent-elles quasiment plus aujourd’hui ?

Trois raisons historiques

La queue et les oreilles sont les deux zones les plus sensibles du chien : en cas de blessure, elles cicatrisent mal, ce qui pouvait dégénérer en septicémie ou en infection mortelle.

  • Les chiens de chasse Ă©taient les plus exposĂ©s : en fonçant dans les buissons et les ronces, ils pouvaient s’y blesser, tout comme lors d’affrontements avec le gibier.
  • Les chiens de combat (Rottweiler, pitbulls, dogues argentins) Ă©taient concernĂ©s lors des combats eux-mĂȘmes.
  • Les chiens de garde : on partait du principe que la queue Ă©tait le seul point faible d’un chien face Ă  un humain, car en l’attrapant et en tirant dessus on pouvait lui arracher la colonne vertĂ©brale. Des mises en situation ont toutefois montrĂ© qu’on n’est en pratique jamais Ă  portĂ©e de la queue pendant une attaque ou une agression.

Ce qui ne tient plus aujourd’hui

Ces motifs ne justifient quasiment plus rien de nos jours, Ă  l’exception peut-ĂȘtre des chiens de chasse dans certaines topographies particuliĂšres, et encore, cela se discute au cas par cas avec les fĂ©dĂ©rations de chasse concernĂ©es. Pour les chiens de combat, il n’y a aucun motif valable : la pratique elle-mĂȘme ne devrait pas exister.

Le vrai problĂšme aujourd’hui : l’esthĂ©tique

Le vrai frein, c’est un standard esthĂ©tique dont on n’arrive pas Ă  se dĂ©tacher. Sur le Rottweiler, la queue n’est plus coupĂ©e depuis une quinzaine d’annĂ©es, mais on entend encore des gens dire vouloir couper la queue “parce que c’est plus beau”, ou couper les oreilles d’un dogue argentin parce que “ça lui donne l’air plus mĂ©chant”. Si toutes les raisons historiques qui justifiaient la coupe ne sont plus valables, ce critĂšre esthĂ©tique ne l’est pas non plus.

Un point d’alerte sur certains vĂ©tĂ©rinaires

Certains vĂ©tĂ©rinaires, minoritaires mais rĂ©els, acceptent encore de pratiquer cet acte en le rendant lĂ©gal en inventant une pathologie qui le justifierait. La responsabilitĂ© est partagĂ©e : le vĂ©tĂ©rinaire qui accepte la demande a lui aussi une part de responsabilitĂ© dans cette pratique, quand la raison invoquĂ©e n’est pas justifiĂ©e.