La muselière
La muselière n’est pas seulement pour “certains chiens” : l’apprentissage est utile pour tous les chiens, quels que soient leur taille et leur poids. Elle reste une entrave, mais dans certaines situations elle est indispensable : le train l’exige pour tout chien de plus de 10 kg, et chez le vétérinaire elle rassure le praticien (et donc profite au soin) quand le chien est tendu ou n’apprécie pas d’être manipulé.
L’apprentissage doit se faire bien avant d’en avoir besoin, jamais le jour même : imposée sans préparation, elle est traumatisante.
Les étapes
- Présenter la muselière comme positive. Passez une friandise directement dans le trou, laissez le chien manger à travers, puis reposez la muselière. Il associe l’objet à quelque chose d’agréable.
- Mettre et retirer rapidement. Placez la muselière, attachez-la brièvement, retirez-la, récompensez. Répétez de nombreuses fois pour qu’il ne stresse pas.
- La laisser fermée un moment. Fermez la muselière, laissez-la en place, et récompensez le chien pendant qu’il la porte (choisissez un modèle qui permet de haleter et d’ouvrir la gueule pour manger).
- Marcher avec. Muselière mise, sortez des friandises, marchez calmement en le récompensant régulièrement : il se concentre sur la friandise et oublie la muselière. Commencez par 10-15 secondes puis retirez.
- Travailler normalement avec. Une fois l’habituation acquise, le chien peut exécuter les ordres courants (pas bouger, assis, au pied) muselé sans que cela lui pose de problème.
Pourquoi c’est important chez le vétérinaire
Quand le vétérinaire doit travailler près de la tête du chien (otite, soin), une muselière déjà bien tolérée rassure le praticien, qui soigne alors mieux. Ce que vous en pensez personnellement compte moins que le bénéfice pour le chien lui-même.