Les morsures
La priorité oubliée : la victime
AprĂšs une morsure, le rĂ©flexe collectif est souvent âle pauvre chien, on va le piquerâ. La vraie premiĂšre question devrait toujours ĂȘtre : comment va la personne qui a Ă©tĂ© mordue ? Ce nâest quâune fois cette question posĂ©e quâon peut chercher Ă poser un diagnostic sur le chien et Ă comprendre les responsabilitĂ©s de chacun.
La répartition réelle des responsabilités
Dans 7 Ă 8 morsures sur 10, ce nâest pas la faute du chien au moment oĂč ça se produit, mais celle, souvent inconsciente, de la personne en face : un enfant qui ne se rend pas compte de ce quâil fait, un adulte qui commet une erreur alors que le chien avait pourtant prĂ©venu.
Dans 1 Ă 2 cas sur 10, la responsabilitĂ© au moment prĂ©cis de la morsure revient au chien. Ăa reste possible dâanalyser ensuite son environnement, la façon dont il a Ă©tĂ© Ă©duquĂ©, ce qui lâa amenĂ© Ă en arriver lĂ , mais au moment mĂȘme de lâincident, la faute peut revenir au chien.
Ne pas stigmatiser une race
AprĂšs chaque morsure mĂ©diatisĂ©e dâun Malinois, dâun Berger Allemand, dâun Rottweiler ou dâun Staff, une partie des propriĂ©taires dâautres races se rĂ©jouit que âce ne soit pas leur raceâ, pensant que ça dĂ©tourne lâattention. Ce rĂ©flexe est stĂ©rile. Ce qui compte, câest toujours de chercher pourquoi, comment, et surtout comment ça aurait pu ĂȘtre Ă©vitĂ©, quelle que soit la race concernĂ©e.
Lâobjectif : comprendre pour prĂ©venir
Plus on rĂ©flĂ©chit collectivement Ă ce sujet, plus on trouve des solutions concrĂštes, et moins ce type de conflit se reproduit. Câest lâesprit dans lequel ce chapitre sur lâagressivitĂ© et les morsures a Ă©tĂ© construit.