Mon chien n'obéit plus

Mon chien n'obéit plus

Mon chien n’obĂ©it plus

Un chien qui savait s’asseoir, se coucher, ne pas bouger, revenir au rappel, et qui rĂ©pond de moins en moins : il faut rĂ©pĂ©ter l’ordre deux, trois, quatre fois avant qu’il obĂ©isse. Le secret pour y remĂ©dier : la rarĂ©fication des biens.

Le problÚme : une récompense qui sature

Quelle que soit la rĂ©compense utilisĂ©e, le piĂšge classique est l’excĂšs. Des croquettes donnĂ©es trop souvent, sans limite : le chien s’habitue, et la croquette perd sa valeur dans son Ă©chelle de prioritĂ©s, jusqu’à ne plus peser assez face Ă  l’envie de faire autre chose. MĂȘme logique pour la balle laissĂ©e Ă  disposition en permanence, elle devient banale et perd sa valeur ; ou pour les caresses donnĂ©es en continu, pour tout et n’importe quoi, qui finissent par ne plus rien signifier de spĂ©cial pour le chien.

La solution concrÚte : retirer, puis remérirer

Si un chien ne rĂ©pond plus alors qu’il Ă©tait travaillĂ© avec un objet prĂ©cis (balle, boudin, jouet), retirez cet objet pendant une semaine complĂšte : plus de jouet, plus de balle disponible du tout. Reprenez ensuite l’apprentissage, par exemple le rappel, avec cet objet comme rĂ©compense retrouvĂ©e. Point important : Ă  la fin de chaque balade, rĂ©cupĂ©rez l’objet, il ne sera redonnĂ© qu’à la sortie suivante. Rien ne doit rester Ă  disposition en continu.

Renforçateurs primaires et secondaires : une distinction à relativiser

La distinction classique oppose renforçateurs primaires (utiles Ă  la survie, comme la nourriture) et secondaires (les jouets, par exemple). Cette hiĂ©rarchie rigide ne tient pas toujours : historiquement construite sur l’observation de loups sauvages devant chercher leur nourriture, elle perd sa pertinence chez un chien domestique nourri en abondance par son maĂźtre. Dans ces conditions, la nourriture cesse d’ĂȘtre prioritaire Ă  ses yeux, et un renforçateur “secondaire” comme une balle ou un boudin peut prendre le pas sur une friandise, certains chiens refusant mĂȘme de lĂącher un jouet en gueule contre une friandise proposĂ©e. Cette Ă©chelle fluctue selon chaque chien, rien n’est figĂ©.

Ne vous enfermez pas dans une théorie rigide

Si votre chien n’est pas rĂ©ceptif Ă  la croquette, prenez une balle ou son jouet prĂ©fĂ©rĂ©. La clĂ© n’est pas de suivre une Ă©chelle thĂ©orique Ă  la lettre, mais d’observer ce qui a rĂ©ellement de la valeur pour votre chien Ă  un instant donnĂ©, et de rarĂ©fier ce bien-lĂ  quand il commence Ă  ne plus fonctionner.