La prise de conscience
Câest sans doute la leçon la plus difficile Ă entendre : les mots sont volontairement trĂšs forts.
Le bourreau, câest vous
Vous amenez votre chien voir quelquâun qui ne fera pas ce quâil faut pour quâil aille mieux ? Le bourreau, ce nâest pas cette personne, câest vous, parce que câest vous qui lâavez amenĂ© dans cette galĂšre. Quand, par votre attitude, vous induisez de mauvais comportements chez lui, puis que vous lâemmenez en ville en ayant encore plus peur que lui, câest encore vous.
Ce nâest pas dit pour vous culpabiliser, mais pour que vous fassiez attention : tout ce que vous appliquez a une incidence sur le quotidien de votre chien, et surtout sur sa perception de vous.
Pourquoi il y a toujours un âpourquoiâ
Chaque leçon vous donne le pourquoi : pourquoi on vous demande de faire les choses, quelle est lâerreur Ă ne pas faire, et pourquoi on ne la fait pas. Vous devez pouvoir vous dire : câest juste, ou pas ? ça sâadapte Ă mon chien ? Si cette vidĂ©o prĂ©cise ne sâadapte pas Ă son cas, passez Ă une autre, ou faites-vous aider. Ce qui compte est votre capacitĂ© Ă raisonner de vous-mĂȘme, pas dâappliquer de façon bĂȘte et disciplinĂ©e.
DâoĂč viennent rĂ©ellement les problĂšmes
Quand vous avez un chien compliquĂ©, on vous dit toujours que câest votre faute, que câest vous qui ĂȘtes fragile. Ce nâest pas toujours la vĂ©ritĂ©. Parfois ça lâest, mais il faut alors comprendre le pourquoi :
- vous avez lu de mauvaises choses, vu de mauvaises choses ;
- vous avez été orienté par de mauvaises personnes ;
- ou, et câest le plus compliquĂ©, vous avez pris un chien chez un mauvais Ă©leveur, dans une lignĂ©e ou avec une Ă©ducation entre zĂ©ro et deux mois qui nâĂ©tait pas adaptĂ©e Ă ce que vous alliez en faire.
Ces raisons reprĂ©sentent 95 % des problĂšmes. Les 5 % restants, ce sont les expĂ©riences de la vie : vous vous promenez avec votre chiot et quelquâun lui met un coup de pied. LĂ , câest la catastrophe.
Faire table rase, et avancer
Une fois compris : on fait table rase, on arrĂȘte de ressasser le passĂ© et on avance. Si vous rabĂąchez âcâest ma faute, jâai fait des erreursâ, vous nâavancerez jamais, et votre chien non plus.
Ce qui est attendu de vous Ă la fin de la formation : âOK, jâai compris, on a tout ratĂ© du dĂ©but Ă la fin.â Votre faute ou pas, on sâen moque. Le plus important est de poser un diagnostic : câest notre faute, parce que quoi quâil arrive, câest vous qui avez le chien.
Attention aussi aux excuses. Soit vous dites âce nâest pas ma fauteâ et on nâen parle plus, soit vous le dites tout le temps et vous ne chercherez jamais Ă rĂ©gler le problĂšme.
Choisir les gens Ă qui vous parlez
Particuliers, professionnels, vĂ©tĂ©rinaire, comportementaliste, Ă©ducateur canin, promeneur : chacun doit ĂȘtre capable de dire âquoi quâil se soit passĂ© avant, câest passĂ© ; vous voulez avancer, moi aussi, avançonsâ. Ce discours-lĂ sent les rĂ©sultats, et une vie moins pĂ©nible.
Attention aux gens que vous cĂŽtoyez : votre chien vous regarde et analyse lâenvironnement, et quel quâil soit, câest vous quâil dĂ©signera comme le bourreau.