La randonnée

La randonnée

La randonnée

Il va falloir vous mettre à faire des randonnées, et des grosses.

Ce qui se passe pendant l’effort

Vous partez avec 2-3 chiens ou plus, le vĂŽtre en longe, muselĂ©. Au dĂ©part il est comme d’habitude : chaud, relou, grincheux. Mais plus la difficultĂ© s’accroĂźt sur 8-10 heures, plus il doit stopper son comportement (physiquement, il ne peut pas tenir comme ça toute la journĂ©e) et s’allier avec les autres, tous dans la mĂȘme galĂšre, chacun tirant un peu la langue. C’est souvent dans la galĂšre qu’on soude les groupes : plus le temps de se disputer.

Sur de tels grands mouvements de meute et de territoire, on est dans une logique de stratégie (conserver son énergie, partager les ressources), pas de conflit. On sort du quotidien répétitif pour quelque chose de plus naturel, de plus instinctif.

Le moment oĂč il commence Ă  observer

Ça peut ouvrir une lumiĂšre dans le cerveau du chien : “peut-ĂȘtre que je me suis trompĂ© depuis le dĂ©but”. Vous verrez peut-ĂȘtre, pour la premiĂšre fois, votre chien observer au lieu d’attaquer systĂ©matiquement : la fatigue l’oblige Ă  arrĂȘter le mauvais comportement pour regarder, et c’est lĂ  qu’il commence Ă  apprendre de nouvelles choses. Ce dĂ©blocage facilite grandement tout le reste du travail.

Ce qu’il faut retenir

CohĂ©sion, esprit de groupe : on fait l’effort ensemble, on laisse le chien observer. Un chien rĂ©actif n’a jamais le temps de rien observer : il s’énerve, on s’en va, on l’éloigne, et il finit sevrĂ© de toute activitĂ© qui ne soit pas “laisse, collier, arrĂȘte de gueuler”. Le chien non rĂ©actif se promĂšne avec ses potes tous les week-ends et va partout ; le rĂ©actif n’a droit Ă  rien, et ne se dĂ©pense pas non plus.

La randonnĂ©e le dĂ©pense, lui ouvre l’esprit, lui permet de partager un moment positif avec vous et avec d’autres chiens, pendant que vous, vous ne criez plus. Pas besoin de le faire tous les jours : une fois par semaine, ou une fois tous les 15 jours, une escapade en balade avec quelques chiens peut suffire Ă  accĂ©lĂ©rer son apprentissage.