Les conditionnements

Les conditionnements

Volontaire ou involontaire

Le sujet peut occuper trois jours de dĂ©bat. Il tient en une ligne : le conditionnement opĂ©rant, c’est une rĂ©ponse volontaire de l’organisme ; le conditionnement classique, une rĂ©ponse involontaire.

Tout ce que le chien maĂźtrise dans ses actions est volontaire. Vous prenez un gĂąteau, vous demandez l’assis, il s’assoit, vous rĂ©compensez : rĂ©ponse volontaire. Il se couche devant vous alors que vous n’avez rien demandĂ© : rĂ©ponse volontaire encore. En revanche, le chien qui se met Ă  baver parce que vous sortez les croquettes ne contrĂŽle rien : c’est une rĂ©ponse involontaire.

En quoi cela nous intéresse

Cela devient utile une fois que le chien dĂ©bloque, typiquement dans la redirection de comportement. Le chien s’énerve tellement qu’il perd le fil de l’histoire : vous mettez la main, il vous mord, mais il ne voulait pas du tout vous mordre. C’est un rĂ©flexe, une rĂ©ponse de son organisme qui n’est pas contrĂŽlĂ©e, il cherche Ă  broyer quelque chose pour enlever de la pression.

Il y a donc des rĂ©actions que votre chien maĂźtrise et contrĂŽle, dont il sait pourquoi et dans quel but il les fait. Le chien qui troupote avance, contourne, et si l’animal n’avance pas, il mordille au jarret ou un peu plus bas selon la bĂȘte, pour le faire avancer : tout cela est parfaitement contrĂŽlĂ©. À l’inverse, le chien qui se lance dans une bagarre avec un autre chien finit, Ă  un moment, par ne plus rien contrĂŽler du tout.

Prenez la diffĂ©rence entre un combat de rue oĂč ça part dans tous les sens et un combattant disciplinĂ© qui sait exactement ce qu’il fait et quand il le fait. Les chiens tueurs de chiens, eux, savent pertinemment ce qu’ils font, ne perdent jamais le fil de l’histoire et vont toujours chercher la gorge, parce qu’ils sĂ©lectionnent les endroits, ils en sont capables.

Ce sont des images, il ne faut pas s’arrĂȘter Ă  leur sens strict. Elles servent Ă  distinguer ce que je peux apprendre Ă  un chien et qu’il reproduit, ou une action qu’il fait de lui-mĂȘme, ce qui est une forme de conditionnement, de ce qu’il ne maĂźtrise pas, qui en est une autre.