Les obligations avec un chien agressif congénère

Les obligations avec un chien agressif congénère

Ce qu’on s’interdit avec un chien réactif congénère

Quelques règles de base, jamais respectées. Elles valent le temps qu’il est réactif congénère ; après, elles s’en vont.

On ne va pas chez des amis qui ont un chien, et on n’en reçoit pas

Sauf si c’est son meilleur pote, évidemment.

Vous êtes en territoire, celui du chien d’en face ou celui du vôtre, et vous êtes statiques. Et vous avez une niche sur une niche sur une niche : la maison, dont le toit se referme sur la tête du chien ; les tables et les chaises, deuxième maison qui écrase encore la pression. Sans compter un jouet qui traîne, une odeur de bouffe. Résultat : un chien encore plus réactif congénère.

On ne le laisse pas en pension

Je connais les pensions qui récupèrent le chien réactif congénère, ce n’est pas le problème. C’est une très mauvaise idée dès le départ.

  • Les méthodes utilisées ne vont pas vous amuser du tout, si jamais vous êtes au courant.
  • Montrer des chiens et construire un environnement favorable est une très bonne idée, mais en pension il y a d’autres pensionnaires : ils ne les maîtrisent pas, ne peuvent pas les choisir selon le tempérament adapté à votre chien, ni surveiller 24 h/24.
  • Et on retombe sur la maison dans la maison dans la maison, avec en plus le jardin et son côté clos.

Ça ne peut pas aller. On peut les appeler s’ils ont une pension éducative : ils mettent en relation quand vous avez besoin de chiens pour une balade de travail, et je pense même que c’est indispensable de passer par eux dans ce genre de cas. Mais pas pour laisser le chien, jamais.

On ne le fait pas garder par des proches

Avec un problème de comportement au sens large (congénère, humain, vraiment au sens large), on ne peut pas le faire garder par des proches, parce que c’est irresponsable.

Je sais que certaines situations sont compliquées et qu’on a besoin d’aide. Mais sauf situation extraordinaire, on ne le fait pas : vos proches ne travailleront pas comme vous, ils ne le connaissent pas, et surtout on n’a pas le droit d’être un danger pour autrui. Avec un chien difficile, on sait qu’on peut potentiellement l’être.

C’est à vous de construire le cadre de vie et de travail qui le fait aller mieux sans faire prendre de risque à personne : vos proches ne pourront jamais faire ce que vous faites.

On ne fait pas de portée

Un chien qui a un trouble du comportement, pas cool avec les humains ou pas cool avec les chiens : on ne fait pas de portée.

Il peut y avoir une part génétique, et il peut rebalancer des comportements sur sa portée. On fait des portées avec des chiens stables.

Attention, beaucoup vous diront que ce n’est pas forcément génétique, que ça peut être comportemental. Oui, ça peut, comme ça peut ne pas l’être. Résultat : on ne prend pas de risque.

Pensez aussi aux petits. La mère ne reste pas deux mois à la maison : elle sort, croise des chiens, s’énerve, crie, et leur rebalance ses émotions. L’imprégnation commence alors qu’ils sont encore dans son ventre.

D’où ces portées où, si la mère n’est pas stable ou a des troubles, sur 8 chiots, 3 ont des problèmes, 2 on ne sait pas trop, et le reste va à peu près. Quand on a un chien qui a un souci, il ne reproduit pas.