Les obligations avec un chien agressif humain

Les obligations avec un chien agressif humain

Ce que vous ne pouvez pas faire pendant le travail

Avec un chien rĂ©actif aux humains, il y a des choses que vous ne pouvez pas faire avant ou pendant la phase de travail, parce qu’elles refont chuter le chien et dĂ©truisent tout ce que vous avez construit. C’est du bon sens, mais on en manque parfois, surtout la tĂȘte dans le guidon, et surtout quand on prend confiance en voyant de petites amĂ©liorations et qu’on se dit que c’est rĂ©glĂ©.

Quelques exemples

  • La plage. Il y a plein d’humains et plein de chiens. S’il est rĂ©actif aux humains et que vous n’avez pas encore travaillĂ©, vous allez vous stresser dans tous les sens, le garder en laisse, avec des chiens qui courent partout : il va redĂ©clencher.
  • Le camping. Il y aura des gens toute la journĂ©e. Il faut trouver une autre solution : louer une maison, prendre un jardin, ne pas partir en vacances. Le temps du travail passe avant.
  • Le laisser Ă  des proches pour le week-end. Eux ne sauront pas comment travailler ni comment s’y prendre, et ils vont le faire rechuter alors qu’il est en pleine ascension, en pleine construction d’une nouvelle vie. S’il rechute, vous perdez le bĂ©nĂ©fice de ce que vous avez fait.
  • Le faire caresser par des inconnus dans la rue. Non, il ne pourra pas, et ce n’est pas ce qu’on lui demandera : ce n’est mĂȘme pas le but. N’allez pas demander Ă  tous les inconnus de venir le caresser pour le rendre gentil. L’objectif est qu’il aille un peu mieux dans sa tĂȘte et qu’il se sente mieux ; on verra ensuite ce que ça donne.

Ce n’est pas de vous dire que vous ne pourrez jamais le faire : c’est de vous dire que si vous avancez pas Ă  pas, de façon construite et intelligente, vous aurez des rĂ©sultats stables, solides et durables, qui vous rouvriront petit Ă  petit ces possibilitĂ©s. Le temps d’apprentissage dĂ©pendra de vous, de votre engagement, et de la capacitĂ© de votre chien Ă  comprendre ce que vous lui demandez.

Ne prenez pas trop la confiance

Soyez heureux et fier de votre chien et de vous, mais pas d’excĂšs de confiance. Ça s’amĂ©liore, gĂ©nial, c’est le but ; ce n’est pas pour autant que le lendemain on enlĂšve la museliĂšre parce que « ça fait deux jours que c’est nickel, c’est rĂ©glĂ© ».

Le problĂšme, c’est que dehors vos dĂ©mons reviennent : vous recommencez Ă  avoir peur, Ă  ne pas vouloir passer Ă  cĂŽtĂ© des gens. Et s’il y a la moindre rĂ©action sur la premiĂšre personne croisĂ©e, vous passez le reste de la balade Ă  contourner et Ă  dĂ©tourner, et c’est le bordel. Il retombe, et quand il retombe, il retombe encore plus bas qu’avant.

La museliĂšre pendant toute la phase de travail

Pendant toute la phase de travail, vous n’enlevez pas la museliĂšre. Je veux vraiment que vous n’ayez aucune pression, aucun stress, que vous vous sentiez bien, et Ă©videmment il faut faire attention Ă  ce que votre chien ne puisse pas causer de dĂ©gĂąts. On ne l’enlĂšve sur aucune phase de travail.

Quand on a un chien agressif, il faut accepter de devoir mettre la museliĂšre le temps qu’il ne le soit plus. La question n’est pas de savoir si c’est une belle ou une mauvaise vie : la vie de merde, c’est d’ĂȘtre agressif, ce n’est pas la museliĂšre. La museliĂšre n’est qu’une consĂ©quence de cet Ă©tat. Mon chien a un problĂšme, il prĂ©sente une dangerositĂ©, donc je ne peux pas le laisser faire ce genre de choses, et je me dois aussi de tout essayer pour le sortir de cet Ă©tat-lĂ  et pouvoir lui enlever la museliĂšre Ă  terme, parce que c’est le vrai objectif.