Coucher

Étapes 1 et 2

Apprendre le “couchĂ©â€ : Ă©tape 1

Mise en position

  1. Partez d’un assis (sans le demander verbalement).
  2. Amenez la friandise du bout des doigts au niveau du museau, puis descendez-la vers le sol.
  3. Le chien suit la friandise et descend.
  4. Dites “couchĂ©â€ uniquement quand il est dans la position, puis rĂ©compensez et caressez de la tĂȘte Ă  la queue.

Ne dites pas “assis” avant de commencer. La mise en position assise est mĂ©canique, pas verbale.

Astuce pratique

Si vous avez du carrelage, servez-vous-en : le chiot glisse naturellement et il est plus facile de le mettre en position.

Ce que fait le chiot au départ

Le chiot teste : coups de patte, sauts, aboiements, essais en tout genre pour obtenir la friandise sans obĂ©ir. C’est normal. En quelques essais, il comprend que c’est le fait de se coucher qui dĂ©clenche la rĂ©compense.

Points importants

  • Ne montrez pas la friandise cachĂ©e dans le poing. Montrez-la du bout des doigts pour que le chiot la suive du regard.
  • Le mot “couchĂ©â€ ne se dit qu’une fois le chien dans la position.
  • 5 Ă  6 rĂ©pĂ©titions suffisent pour que le chiot commence Ă  comprendre l’idĂ©e.
  • Comprendre l’idĂ©e ne veut pas dire que c’est acquis. Ne supprimez pas encore la friandise et ne passez pas Ă  l’étape suivante trop vite.
  • Commencez toujours en milieu calme, sans stimulation. Ce qu’il rĂ©ussit ici, il ne le rĂ©ussira pas forcĂ©ment dans la rue.

Apprendre le “couchĂ©â€ : Ă©tape 2

La diffĂ©rence entre l’étape 1 et l’étape 2

  • Étape 1 : on n’utilise le mot “couchĂ©â€ que quand le chien est dĂ©jĂ  dans la position. La friandise l’accompagne jusqu’au sol.
  • Étape 2 : on commence Ă  dire “couchĂ©â€ avant que le chien soit en position, pour valider que le mot a Ă©tĂ© mĂ©morisĂ© et que le chien peut passer de l’accompagnement gestuel Ă  la position seule.

C’est un entre-deux : c’est la seule Ă©tape de l’apprentissage du couchĂ© oĂč il est possible que vous disiez le mot et que le chien ne soit pas encore dans la position.

Comment pratiquer

  1. Le chien est assis.
  2. Présentez la friandise à mi-hauteur du chien (pas trop haute).
  3. Dites “couchĂ©â€ et attendez.
  4. Ne donnez la friandise que quand le chien est bien couché.

Ce qu’on valide ici

Que le chien commence Ă  associer le mot “couchĂ©â€ Ă  l’action, et pas seulement Ă  la gestuelle de la main qui descend vers le sol.

AprĂšs cette Ă©tape, on reviendra Ă  un fonctionnement Ă©purĂ© : un mot, une action, sans le geste d’accompagnement.

Étapes 3 et 4

Affiner le coucher : récompenses et gestion des échecs

Varier les récompenses

Ne pas toujours utiliser la mĂȘme rĂ©compense. Un chien trop habituĂ© Ă  un seul stimuli perd de l’intĂ©rĂȘt.

  • Parfois : friandise en poche, parfois rien.
  • Parfois : voix enthousiaste, parfois : caresse, parfois : jouet.
  • Varier = ĂȘtre plus enrichissant et plus intĂ©ressant pour le chien.

Refuser les rĂ©compenses exclusives est une erreur. Plus vous variez, plus vous captez l’attention du chien.

Quand le chiot ne se couche pas

Si le chiot refuse l’ordre “coucher” :

  • RĂ©pĂ©ter l’ordre calmement, sans s’énerver.
  • Laisser le chiot rĂ©flĂ©chir : il peut aboyer, bouger, pinailler
 puis finalement se coucher par fatigue intellectuelle.
  • DĂšs qu’il se couche, rĂ©compenser immĂ©diatement. C’est ainsi qu’il comprend ce qui a dĂ©clenchĂ© la rĂ©compense.

Ne jamais craquer en cours d’exercice

Si vous commencez un ordre sans friandise, finissez l’exercice sans friandise. Ne pas aller chercher des gñteries en cours de route, c’est vous qui craquez intellectuellement, pas le chiot.

Conseil : ne commencez pas un exercice si vous n’ĂȘtes pas sĂ»r de pouvoir le mener Ă  bien.

Les erreurs à éviter absolument

  • Appuyer sur les omoplates pour forcer le coucher : erreur grave.
  • Durcir le ton par vexation : ça casse la confiance et montre au chiot que vous n’ĂȘtes pas fiable.
  • Aller trop vite par excĂšs de confiance.

La confiance se construit dans le calme et la cohérence.

Le coucher en extérieur

L’erreur la plus frĂ©quente

Croire que parce que le coucher fonctionne Ă  l’intĂ©rieur au niveau 4, on peut attaquer directement au niveau 4 en extĂ©rieur. Ce n’est pas le cas. On reprend tout depuis le dĂ©but en extĂ©rieur.

Ce n’est pas que le chiot a oubliĂ© ou qu’il ne sait pas : c’est simplement que l’extĂ©rieur est plus stimulant, plus difficile.

Comment procéder

  • Repartir de l’étape 1 comme en intĂ©rieur, mais ça ira beaucoup plus vite car les mĂ©canismes sont dĂ©jĂ  en place.
  • Mettre le chiot en position assise de façon mĂ©canique, sans lui parler.
  • Accompagner le geste vers le sol en disant “coucher”.
  • RĂ©compenser dĂšs qu’il se couche.

Progression pas Ă  pas

Avancer calmement, Ă©tape par Ă©tape, mĂȘme si en extĂ©rieur on peut s’autoriser Ă  rĂ©pĂ©ter l’ordre une ou deux fois (c’est plus difficile, c’est normal). L’objectif reste le mĂȘme : un coucher fluide, dans des conditions de plus en plus stimulantes.

Étape 5

Le coucher Ă  distance

Une fois les étapes précédentes bien maßtrisées, on passe au coucher à distance.

Mise en place avec une laisse

  • Équipement : collier et laisse. Une deuxiĂšme personne (familiĂšre du chien) tient la laisse sans jamais parler au chien.
  • Seule la personne qui donne l’ordre “coucher” parle.
  • La laisse sert uniquement Ă  empĂȘcher le chien de vous rejoindre.

Déroulement

  1. Commencer dans un endroit sans stimulation (votre salon par exemple).
  2. La personne qui travaille s’éloigne Ă  2 mĂštres, dit “coucher” et attend.
  3. Personne ne s’énerve si le chien ne se couche pas immĂ©diatement.
  4. DÚs que le chien se couche, la personne revient et récompense tout de suite.
  5. C’est l’un des rares moments oĂč on peut rĂ©pĂ©ter l’ordre plusieurs fois, mais ça devient vite inutile une fois que le chien a compris.

Progression

  • D’abord dans des endroits sans stimulation, puis progressivement dans des environnements plus animĂ©s (rue, ville, etc.).
  • Quand l’exercice est bien maĂźtrisĂ© en laisse, passer Ă  la longe (semi-libertĂ©) pour laisser un peu plus de mouvement.
  • On peut ensuite introduire des variantes : assis, pas bouger, reculer, coucher, sans que personne ne tienne le chien.

Rùgle d’or

Ne jamais se mettre en situation d’échec. Sortir avant une sĂ©ance, apaiser le chien, travailler d’abord en milieu calme, puis progresser vers des environnements plus complexes. RĂ©compenser systĂ©matiquement.