Le premier jour

Le premier jour

Le premier jour : ce qu’il ne faut pas faire

Le chiot vient d’arriver. Voici les erreurs Ă  Ă©viter absolument.

Pas de pression de contact

Laissez-le explorer la maison Ă  son rythme. Vous, vous marchez loin de lui, vous faites votre vie. Il dĂ©couvre, il renifle, il s’imprĂšgne. On ne le force pas Ă  venir, on ne le suit pas de piĂšce en piĂšce.

Pas de dressage le premier jour

PitiĂ©. Il vient d’arriver. Son seul travail aujourd’hui, c’est de comprendre oĂč il est et Ă  qui il a affaire. Pas d’assis, pas de couchĂ©, pas d’ordres.

Pas de friandises (sauf une exception)

Les friandises sont interdites le premier jour, sauf pour les pipis et cacas faits dehors. C’est la seule rĂ©compense autorisĂ©e. On ne veut pas interfĂ©rer avec sa phase de dĂ©couverte par des stimulations artificielles.

Pas de sur-stimulation

Trop d’humains, trop de bruit, trop de jouets d’un coup : c’est aussi dangereux que pas assez de stimulation. Une dĂ©charge Ă©motionnelle trop forte se digĂšre mal et peut crĂ©er des troubles comportementaux.

Pas 500 jouets le premier jour. Retirez-les. Laissez-le arriver.

Le panier : on s’en fout pour l’instant

S’il veut se mettre Ă  vos pieds ou vous coller, laissez-le. Il a besoin de vous comme repĂšre dans ce nouvel environnement. Il ira dans son panier quand il sera prĂȘt. Forcer, c’est l’inviter Ă  remonter sur le canapĂ© dont vous venez de le descendre.

Ne partez pas sans lui

Ne le laissez pas seul le premier jour. Il vient de tout perdre : sa fratrie, son Ă©leveur, ses repĂšres. Ne lui faites pas perdre aussi les seules personnes sur lesquelles il commençait Ă  s’appuyer.

Le repas : simple et sans exigence

PrĂ©parez la gamelle, posez-la. Laissez-le manger. Pas d’assis, pas de pas-bouger. Restez Ă  cĂŽtĂ© s’il en a besoin, Ă©loignez-vous s’il est Ă  l’aise. Adaptez-vous Ă  lui, pas l’inverse.

La propreté commence dÚs le premier jour, sans sanction

Commencer la propretĂ© tout de suite ne veut pas dire gronder les accidents. Amenez-le dehors toutes les heures. Si c’est dehors, sortez la friandise. Si c’est dedans, on ne dit rien. On nettoie, et on reprend. S’il fait un pipi en rentrant, c’est du stress ou de l’émotion : c’est normal.

Interdiction absolue de crier ou de soumettre

Ne criez pas, ne le prenez pas par la peau du cou, ne le mettez pas sur le dos. Ces gestes créent de la peur, de la pression, et peuvent déclencher des comportements défensifs. Le chiot ne comprend pas encore ce que vous attendez de lui. Laissez-lui le temps.

Le premier jour : la journée type

Voici comment se dĂ©roule concrĂštement l’arrivĂ©e d’un chiot, illustrĂ©e avec RĂ©a.

À l’arrivĂ©e : cage de transport dans le jardin ou le salon

On pose la cage, on ouvre la porte, et personne ne demande rien. Pas un mot, pas un geste. On laisse le chiot sortir de lui-mĂȘme, renifler, prendre ses marques.

Ensuite, vous pouvez vous mettre au sol. Ce n’est pas pour vous occuper du chiot, c’est pour lui faire une proposition. S’il vient, on cñline. S’il ne vient pas, c’est bien aussi. On ne force rien.

Comportez-vous normalement avec les personnes prĂ©sentes. La tension ambiante du “chut, bougez pas, regardez-le pas” se ressent. Soyez dĂ©tendu, parlez, faites votre vie.

Le collier

Dans cette pĂ©riode d’euphorie des premiĂšres minutes, c’est le bon moment pour mettre le collier. Caressez le chiot, glissez le collier sans en faire un Ă©vĂ©nement. Pas de laisse encore, juste le collier. Et on continue.

PremiĂšre balade : 15 minutes en longe

DĂšs que le chiot est arrivĂ© et que les premiĂšres prĂ©sentations sont faites, sortez-le. 15 minutes, pas plus. On ne demande rien, pas de talon, pas d’ordres. On le laisse dĂ©couvrir.

La longe (pas la laisse courte) lui donne de la libertĂ© tout en vous permettant d’intervenir. Moins il se sent attachĂ©, plus il vous suit naturellement. C’est la base du suivi naturel.

Si un chien aboie derriĂšre un portail et que le chiot se fige, continuez d’avancer doucement. Vous lui montrez que votre rĂ©ponse Ă  ce qui lui fait peur, c’est d’avancer, pas de s’arrĂȘter. Il commence Ă  enregistrer que vous avez les bonnes rĂ©ponses.

Retour à la maison : découverte sans contrainte

Rentrez, laissez-le explorer sans le suivre de partout. Faites votre vie. Si vous avez un chat, prĂ©sentez-le dans les 15-30 premiĂšres minutes. Mieux vaut l’intĂ©grer maintenant que de laisser le chiot construire une carte mentale de la maison sans le chat, et dĂ©couvrir cette “anomalie” plus tard.

Le chiot s’endort sur vos pieds : c’est normal

Laissez-le. Il cherche un repĂšre rassurant dans un environnement nouveau. Quand vous vous levez, s’il vous suit, laissez-le faire. Ne le dĂ©placez pas sous prĂ©texte qu’il prend trop de place.

Le repas

Si vous arrivez Ă  l’heure du repas : gamelle posĂ©e, sans exigence. S’il mange, bien. S’il ne mange pas le premier jour, ce n’est pas grave. Restez Ă  cĂŽtĂ© s’il en a besoin, Ă©loignez-vous s’il est Ă  l’aise. Adaptez-vous.

Ce que vous ne faites pas encore

  • Pas de friandises (sauf pipi-caca dehors).
  • Pas d’ordres.
  • Pas de pression.

Les 2-3 premiers jours, l’outil principal c’est votre attitude : la façon de vous tenir, de bouger, de rĂ©agir aux situations. Pas les gĂąteaux.

Si vous avez un chien Ă  la maison

Ouvrez la porte et laissez-les se dĂ©couvrir. Ne gĂ©rez pas, ne criez pas, laissez faire. Si le chiot prend peur et recule, c’est normal. S’il appelle au jeu, c’est bien. Si votre chien boude, c’est normal aussi. Tout ça va se rĂ©gler naturellement.

Si votre chien est trÚs dynamique et imposant pour un chiot, mieux vaut avoir fait la premiÚre rencontre en extérieur (voir la vidéo sur les rencontres avec les chiens).

La nuit : dans votre chambre

Le premier soir, le chiot dort dans votre chambre. Il vient de quitter sa fratrie. Cette étape est normale et temporaire.