Avec la destruction, câest la premiĂšre crainte de tous vos clients. La bonne nouvelle : la propretĂ© peut aller trĂšs vite. La mauvaise : elle ne laisse pas droit Ă lâerreur, et certaines erreurs sont extrĂȘmement difficiles Ă rattraper. Ce module donne le protocole, les fausses bonnes idĂ©es, et les cas particuliers Ă ne pas confondre avec un dĂ©faut dâapprentissage.
Apprendre la propreté
Deux choses Ă ne pas confondre
Ă quel Ăąge commence-t-on ? Tout de suite, quel que soit lâĂąge dâarrivĂ©e. LâĂąge lĂ©gal Ă©tant huit semaines, lâapprentissage dĂ©marre Ă huit semaines.
Encore faut-il séparer deux notions, sans quoi on ne comprend rien :
- La capacité du chiot à comprendre le principe de propreté. Elle est immédiate.
- Sa capacitĂ© physiologique Ă ĂȘtre propre. Elle demande la formation des sphincters, et progresse jusque vers 4 mois et demi ou 5 mois, Ăąge auquel il se retiendra parfaitement.
Ce qui nous intéresse ici est la premiÚre : il peut comprendre dÚs maintenant, et on allonge les durées à mesure que la physiologie suit.
Le protocole
Sortir souvent, et aux bons moments. Toutes les heures ; Ă chaque rĂ©veil ; aprĂšs chaque prise de boisson ou de nourriture ; aprĂšs chaque pĂ©riode de jeu ; et en interrompant le jeu sâil dure trop longtemps, parce quâil va tout lĂącher.
Pourquoi si souvent ? Pour Ă©viter quâil fasse Ă lâintĂ©rieur. Le chien apprend trĂšs bien par renforcement et beaucoup moins bien sâil est sanctionnĂ© en permanence.
Nommer et rĂ©compenser dehors. Au moment oĂč il fait, dites âpipiâ ou âcacaâ, et rĂ©compensez. Ici, la friandise est particuliĂšrement adaptĂ©e : câest direct, impactant, et le chiot ne peut pas se tromper sur le message, puisquâon nâest pas en phase de jeu mais sur un bravo.
Un seul schĂ©ma quand il fait Ă lâintĂ©rieur. Vous devez le prendre sur le fait, au moment oĂč il se baisse pour faire. Deux minutes aprĂšs, câest trop tard. Alors : un ânonâ ferme, avec une voix diffĂ©rente de celle de dâhabitude ; vous le prenez, vous lâamenez dehors, vous fermez la porte, et vous ne rentrez que lorsquâil a fini ce quâil avait commencĂ© Ă lâintĂ©rieur. DĂšs quâil finit dehors, il est rĂ©compensĂ©.
La boucle est alors bouclĂ©e : dedans câest non, dehors câest oui, et il a un plan B. Câest le cercle le plus puissant que vous puissiez installer.
Le conditionnement par la surface au sol. Emmenez-le systĂ©matiquement sur lâherbe, ou sur le mĂȘme type de support. Le contact au sol envoie un message supplĂ©mentaire au cerveau et il comprend deux fois plus vite. Câest un Ă©lĂ©ment de lisibilitĂ© en plus.
On lâaccompagne dehors. Le grand secret pour ceux qui ont un jardin : âmettre dehorsâ veut dire y aller avec lui. Sinon, comment rĂ©compenser au bon moment, et comment ĂȘtre certain quâil a fait ?
On ne rate pas les signaux. DĂšs quâil commence Ă tournicoter, ça arrive : on sort, mĂȘme hors des crĂ©neaux prĂ©vus.
Les fausses bonnes idées
Le tapis dâaisance et le papier journal. Vous faites tout le travail dâapprentissage sur un support que vous voudrez retirer plus tard. Vous apprenez donc au chiot que les toilettes, câest ce tapis, et un chien qui a compris quelque chose est trĂšs difficile Ă faire changer dâavis. Ă cinq ou six mois, quand vous dĂ©ciderez quâil doit faire dehors, les plus futĂ©s continueront Ă faire Ă lâemplacement du tapis, parce que câest ce coin de la maison qui est devenu les toilettes.
Pour dĂ©sapprendre, il faut dĂ©placer le tapis progressivement : le palier, la cage dâescalier ou lâascenseur, la rue, puis le retirer, en faisant comprendre au chiot que lâemplacement se dĂ©place. Mesurez la perte de temps.
Attention à ne pas tout mélanger : chez un éleveur, la paille, le papier ou les tapis se justifient parfaitement, cela lui évite de nettoyer toute la journée. On parle ici du cadre familial, aprÚs le départ de la fratrie.
Nettoyer devant le chiot. Ă Ă©viter : cela devient un appel au jeu, et sâil trouve ça amusant, il en fera deux fois plus.
Nettoyer Ă la javel (ou tout produit odorant marquĂ©). Le chiot refera exactement au mĂȘme endroit. Pas parce que lâodeur lâattire, mais parce quâelle le dĂ©range : comme tout animal dĂ©rangĂ© par une odeur, il met la sienne par-dessus.
Enfermer le chiot dans la cuisine parce que câest du carrelage. Câest lâerreur la plus courante, et câest un apprentissage Ă lâenvers : tous les matins vous ramassez sans pouvoir rien dire, puisquâil ne sait pas que câest interdit, et chaque nuit vous recommencez. Vous ĂȘtes en train de lui apprendre que cet endroit est autorisĂ©, et adulte il y retournera. On ne peut mĂȘme pas lui en vouloir.
La mĂ©thode du âcordon ombilicalâ, qui consiste Ă sâattacher au chiot toute la journĂ©e pour ne rien rater. Câest ridicule : attacher un chiot en continu revient Ă faire de la marche en laisse en continu, câest anxiogĂšne et contre nature, et plus la vie est anormale plus lâapprentissage est compliquĂ©. Ce qui est intelligent, en revanche, câest de fermer les portes : au salon devant la tĂ©lĂ©vision, on lui bloque lâaccĂšs aux autres piĂšces ; dans la cuisine, on ferme la porte. Il reste sous votre regard, il ne peut pas sâĂ©clipser, et vous pouvez donc lui offrir un plan B.
La cage et la restriction dâespace. Le principe est de rĂ©duire lâespace vital pour rassurer et pour quâil ne fasse pas lĂ oĂč il dort. Cela fonctionne parfois, mais le danger est rĂ©el : ces chiens finissent par ne se sentir rassurĂ©s que enfermĂ©s sous un toit, et le foyer nâa plus dâeffet rassurant. Cela produit aussi, de temps en temps, de lâagressivitĂ© : une fois quâun chien a un endroit bien Ă lui oĂč personne ne va, il le dĂ©fend, parfois au pĂ©ril de sa vie.
Le message inverse est le bon : toute la maison est rassurante, tu peux naviguer partout, et il nây a de toilettes nulle part Ă lâintĂ©rieur.
Un mot sur la âthĂ©orie de la taniĂšreâ, appellation rĂ©cente : câest la mĂȘme cage avec un nom plus doux. On vous expliquera que câest son endroit Ă lui, oĂč vous nâavez pas le droit dâaller. La rĂšgle est lâinverse : on va partout, par apprentissage, prĂ©cisĂ©ment pour Ă©viter lâaccident du jour oĂč un enfant passera devant. Le bon sens veut ensuite quâon apprenne aux gens Ă ne pas dĂ©ranger le chien au panier, mais parce quâon lui a appris que ce nâest pas grave si quelquâun passe. Et si lâon rĂ©flĂ©chit un instant : la vraie taniĂšre dâun chien heureux, câest votre maison.
La nuit, et le lieu de couchage
Les premiĂšres nuits se passent dans la mĂȘme piĂšce que vous. Pas dans le lit, mais dans la chambre, porte fermĂ©e, avec votre prĂ©sence. Il vient de quitter sa fratrie, sa mĂšre, son Ă©levage : lui ajouter la charge de se retrouver seul dans un salon inconnu chez des gens inconnus produit les deux ou trois jours dâaboiements, de pipis et de destructions que tout le monde dĂ©crit en disant âne vous inquiĂ©tez pas, ça passeraâ. Cela passe, mais câest un traumatisme inutile.
Une fois la solitude apprise, ce qui viendra vite, vous pourrez le remettre au salon si vous le souhaitez : sâil y est bien en journĂ©e, il y sera bien la nuit.
Faut-il se lever la nuit ? Cela dĂ©pend de ce que veulent vos clients. Sâils acceptent que la propretĂ© prenne un an, non. Sâils veulent un chiot propre vite, oui.
Le protocole : pipi-caca obligatoire avant le coucher, puis rĂ©veil toutes les deux heures. Les premiĂšres nuits, le chiot se rĂ©veille en mĂȘme temps que le rĂ©veil, et on sort ; au moins un pipi, et au moins un caca dans la nuit. Au bout de quatre ou cinq nuits, vous constaterez quâil dort malgrĂ© le rĂ©veil : câest le signal pour passer Ă trois heures, puis quatre, puis cinq.
Ajout important : chaque fois que vous vous levez la nuit, vous rĂ©veillez le chiot, et un chiot rĂ©veillĂ© fait pipi. Sortez-le dâabord, allez aux toilettes ensuite. Câest vrai mĂȘme chez les clients qui le laissent au salon en bas.
Le panier. Il est important quâil ait un endroit Ă lui, mais en location : si vous voulez y aller, vous en avez le droit. En revanche, sâil prĂ©fĂšre dormir au sol ou sur un tapis les premiĂšres nuits, ne vous acharnez pas Ă le remettre dedans : vous ne gagneriez que du stress. Le âau panierâ sâapprend Ă nâimporte quel Ăąge, et ce nâest pas le chantier du moment.
Propreté et repas
Chez un tout petit, deux Ă trois mois, il fait ses besoins dĂšs quâil a mangĂ© : les heures fixes sont donc prĂ©fĂ©rables, parce quâelles rendent la journĂ©e lisible. Il mange Ă 19 h, il fait Ă 19 h 30, et vers 23 h ou minuit il refait.
La rĂšgle Ă retenir : entre deux cacas, il ne peut pas se passer plus de quatre Ă cinq heures. Sortir Ă 19 h en espĂ©rant ne ressortir quâĂ 6 ou 7 h le lendemain nâa aucune chance de marcher.
Attention aussi Ă la surnutrition, trĂšs frĂ©quente : un chiot surnourri fait dix fois plus de crottes, et vous ne savez plus quand attendre quoi. Un chiot doit grandir avec ce dont il a besoin, mais rester fit, ce qui lui Ă©vitera par ailleurs des problĂšmes articulaires et tendineux. MĂȘme vigilance sur les friandises : de toutes petites suffisent, car vous rĂ©compensez, vous ne nourrissez pas.
Pensez enfin Ă dĂ©limiter trois zones : nourriture, couchage, jeu. Normalement, on ne mange pas lĂ oĂč on dort. Ce triangle nâa pas besoin dâĂȘtre parfait, on sâadapte Ă lâintĂ©rieur des gens, mais plus il est net, plus câest clair pour le chiot.
Dernier levier, et il vaut pour presque tous les thĂšmes : un chiot qui sort, renifle et sâamuse rentre et dort. Un chiot qui dort ne fait pas de bĂȘtises, ne fait ni pipi ni caca, et vous laisse souffler quatre Ă cinq heures. Vous nâavez plus besoin de sortir toutes les heures, et surtout vous passez de cinquante ânonâ par jour Ă quatre ou cinq, qui auront alors une vraie valeur.
Propreté et punition
Jamais le museau dans les excrĂ©ments. Dâabord parce que câest lĂ que sont les bactĂ©ries, et que vous rendrez le chiot malade. Ensuite parce que vous risquez de lui faire comprendre que ce qui vous gĂȘne nâest pas quâil ait fait, mais que vous lâayez vu. Il fera alors disparaĂźtre la preuve : coprophagie, et parfois mĂȘme ingestion de lâurine.
Pas non plus de mise sur le dos ni de manipulation brutale : cela ne sert Ă rien.
La punition tient en un mot : le ânonâ, qui doit sonner diffĂ©remment du âouiâ, et rester exceptionnel. Si vous lâemployez soixante fois par jour, le problĂšme nâest pas la propretĂ©, câest le mode de vie.
Et le protocole reste toujours le mĂȘme : non, on prend, on va dehors, on attend quâil finisse, on rĂ©compense.
La problématique du maßtre
Câest un point de relation autant que de technique. Annoncer quâil faudra se lever toutes les deux heures nâest pas Ă©vident Ă entendre ; refuser la cage que quelquâun a recommandĂ©e non plus.
La seule façon dâavancer est de poser le choix clairement : soit une propretĂ© rapide avec ce protocole, soit toutes les rĂšgles sâassouplissent et le chien sera propre plus tard, de façon plus alĂ©atoire, dans un dĂ©lai qui peut sâĂ©tirer trĂšs loin. Sans lâapprobation du maĂźtre, vous ne vous en sortirez pas.
Rassurez-les aussi : vous formez une Ă©quipe avec eux, et en collaborant, lâapprentissage va trĂšs vite. Formulez le choix en une phrase : dans trois semaines il est propre, au sens oĂč il a compris (les sphincters suivront plus tard), ou bien il aura compris la propretĂ© Ă la prochaine pleine lune.
Propreté ou marquage
Distinction essentielle, surtout chez lâadolescent et lâadulte. Un chien qui marque nâest pas un chien qui ne maĂźtrise pas la propretĂ© : il dĂ©pose des odeurs et des phĂ©romones, ce qui nâa rien Ă voir. Le marquage urinaire est un sujet Ă part entiĂšre.
Les cas particuliers
Les causes médicales
Ă garder en tĂȘte avant de se lancer dans un apprentissage, en sâadaptant Ă lâĂąge du chien : ces causes ne concernent Ă©videmment pas un chiot de huit semaines.
La cystite est le cas le plus frĂ©quent : le chien a du mal Ă se retenir. Viennent ensuite le syndrome PU/PD (augmentation de la prise de boisson et de lâĂ©mission dâurine), dont les causes peuvent ĂȘtre une insuffisance rĂ©nale, un pyomĂštre ou un diabĂšte ; les problĂšmes prostatiques chez le mĂąle non castrĂ©, la prostate pouvant fortement augmenter de taille ; les infections du pĂ©nis et du fourreau ; les polypes vĂ©sicaux et les fibromes vaginaux, qui gĂȘnent mĂ©caniquement la fermeture des sphincters ; les malformations comme lâuretĂšre ectopique, qui sâabouche au mauvais endroit et rend le chien incontinent dĂšs le plus jeune Ăąge ; les problĂšmes neurologiques, hernie discale par exemple, gĂ©nĂ©ralement accompagnĂ©s dâautres signes cliniques ; et le dĂ©sĂ©quilibre hormonal, lâincontinence par insuffisance en ĆstrogĂšnes pouvant apparaĂźtre des mois ou des annĂ©es aprĂšs une stĂ©rilisation par retrait des ovaires.
Ce dernier point est la deuxiĂšme grande cause. Le signal dâalerte est simple : le chien fait pipi en dormant. Deux options alors : il a Ă©tĂ© stĂ©rilisĂ©, et cela se traite ; ou il rĂȘve, et il ne se gĂšre plus pendant son sommeil. Plus la race est gĂ©ante, plus le risque dâincontinence aprĂšs stĂ©rilisation est Ă©levĂ©.
La malpropreté
La propreté est intimement liée à la gestion de la solitude et au stress. Un chiot qui stresse fait pipi et caca.
Le mĂ©canisme le plus frĂ©quent : vous rentrez du travail, il a fait, vous ĂȘtes fĂąchĂ©. Il ne peut pas comprendre que vous ĂȘtes fĂąchĂ© Ă cause de ça ; il comprend que votre retour est un mauvais moment. Il se met alors Ă stresser de votre retour, donc Ă faire ses besoins, ou Ă dĂ©truire. On rentre toujours avec le sourire.
Un cas plus lourd : les chiots dâanimalerie. Ils ont vĂ©cu dans un box oĂč ils buvaient, mangeaient, dormaient et Ă©liminaient au mĂȘme endroit. La logique innĂ©e a Ă©tĂ© dĂ©truite, et ils font lĂ oĂč ils dorment.
Pour ceux-lĂ , la conduite est particuliĂšre. Cage et restriction dâespace sont Ă proscrire absolument, puisque câest exactement ce quâils ont subi. On Ă©carte au maximum le triangle eau, nourriture, couchage, jeu, et on est ici beaucoup plus strict quâailleurs : sans vraies ruptures dâespace, câest perdu dâavance. On part ensuite immĂ©diatement en extĂ©rieur pour voir ce qui se passe, sâil a peur ou non, et on renforce fortement les bons comportements dehors.
Sur ces cas, le simple ânonâ ne suffit parfois pas et doit ĂȘtre renforcĂ© : une bouteille contenant quelques cailloux, quâon secoue au moment du ânonâ (jamais lancĂ©e sur le chien), produit un bruit assez marquant pour interrompre, ce qui permet de sortir et dâattendre quâil finisse.
Les pipis dâĂ©motion
Pipi de joie, pipi de peur : ce nâest pas de la propretĂ©, câest de la gestion des Ă©motions. Le chiot ne se contrĂŽle pas.
On ne dispute jamais un chien pour un pipi dâĂ©motion. Il est inutile aussi de le sortir pour quâil finisse : ce nâest pas le sujet.
Ce qui se travaille : les autocontrĂŽles, la frustration, la capacitĂ© Ă renoncer. ConcrĂštement, on apprend au chien Ă monter en excitation puis Ă redescendre dâun coup, et câest ce relĂąchement qui rĂ©duit puis Ă©limine les pipis dâĂ©motion.
En parallĂšle, on fait retomber la pression : quand vous rentrez, ne le regardez pas tout de suite, attendez que ça sâapaise, puis caressez calmement. Si vous vous projetez sur le chiot en manifestant votre joie, vous lâempĂȘchez dâapprendre Ă se relaxer. Sur un chiot qui fait pipi de peur, demandez aux maĂźtres de rĂ©tropĂ©daler : le ânonâ est peut-ĂȘtre trop ferme, ou trop frĂ©quent, ou il y a un stress ambiant Ă retirer.
Le refus de faire ses besoins dehors
Point capital, que vous rencontrerez : un chien ne fait ses besoins que dans un endroit qui le rassure.
Si le chiot ne sort pas assez, si le monde extĂ©rieur lui fait peur, vous pouvez rester cinq heures dehors, il ne se passera rien : il attendra dâĂȘtre rentrĂ© dans son foyer. Dans ce cas, on ne travaille plus la propretĂ©, on rĂšgle dâabord la peur de lâextĂ©rieur. Sans cela, lâapprentissage Ă lâintĂ©rieur ne se rĂ©glera pas non plus.
La coprophagie
Un problĂšme, une dizaine de causes possibles : mauvais apprentissage, ennui, chien qui obtient toujours satisfaction et ne gĂšre pas sa frustration, manque dâoccupation, imitation de la mĂšre, Ă©lĂ©ments appĂ©tants dans les excrĂ©ments, volontĂ© de cacher sa prĂ©sence, carences, troubles neurologiques, hypercorticisme, maladie inflammatoire chronique de lâintestin, diabĂšte sucrĂ©, parasites intestinaux, prolifĂ©ration bactĂ©rienne intestinale.
La méthode : commencer par la plus simple à éliminer et remonter la boucle.
Dâabord le vermifuge : si ce sont des vers intestinaux, câest rĂ©glĂ© immĂ©diatement. Ensuite, les questions dâobservation : mange-t-il ses propres excrĂ©ments ou ceux des autres, et lesquels (chiens, chats, animaux sauvages) ? Et oĂč ? Sâil ne le fait que sur ses propres crottes, toujours au mĂȘme endroit de balade, il cherche peut-ĂȘtre Ă cacher sa prĂ©sence. Sâil ne le fait que dans le jardin, il vous dit peut-ĂȘtre que le jardin est trop sale et quâil ne peut plus ânettoyerâ ; ou quâil ne sort pas assez et sâennuie ; ou encore quâil a compris que ce geste dĂ©clenche immanquablement une rĂ©action de son maĂźtre, donc une interaction.
Pensez enfin aux causes matérielles : un chiot a un intestin et un estomac immatures, et un chien qui mange trop laisse des morceaux appétants dans ses selles. Et les carences en minéraux et en vitamines comptent, les excréments en étant riches.
Chez le chiot qui imite sa mĂšre, la coprophagie est banale jusquâĂ quatre mois environ. Au-delĂ , cela devient un sujet.