Ce module ouvre le volet communication. Ce nâest pas le plus spectaculaire, et il prendra surtout son sens dans un second temps : quand les solutions classiques ne marchent plus, câest ici que se trouvent les explications. Odorat, phĂ©romones, audition, vocalisations, toucher et vision, dans cet ordre.
La communication olfactive
Lâodorat, lâarme principale du chien
Lâodorat est de trĂšs loin le sens le plus dĂ©veloppĂ© chez le chien : environ 35 fois plus que chez lâhomme. La membrane olfactive mesure 130 cmÂČ contre 3 cmÂČ chez lâhomme, et le chien possĂšde 200 millions de cellules olfactives contre 5 millions.
La communication olfactive, ou chimique, repose sur des signaux appelĂ©s sĂ©miochimiques, terme gĂ©nĂ©ral qui englobe les phĂ©romones. Elle joue un rĂŽle central dans la communication, le comportement sexuel, le comportement alimentaire (reconnaissance des aliments, recherche de proies) et le toilettage. Les odeurs renseignent sur la reconnaissance de lâindividu, son appartenance Ă un groupe, son stade physiologique (Ăąge, sexe, maturitĂ©, rĂ©ceptivitĂ© sexuelle), son statut social, son Ă©tat Ă©motionnel et sa localisation.
ConcrĂštement : le mĂąle qui boit lâurine trouvĂ©e au sol se constitue la carte dâidentitĂ© du chien passĂ© avant lui, et cherche notamment Ă savoir sâil sâagit dâune femelle en chaleur. Ce nâest pas dĂ©goĂ»tant, et il faut laisser faire. MĂȘme chose pour le marquage en hauteur : plus la marque est haute, plus elle dure dans le temps, et plus elle suggĂšre un chien de grande taille. Le positionnement, sur une motte, une butte, une herbe haute, participe Ă lâinstallation dâun statut. Ne contrariez jamais ce type de communication.
Notez enfin que les chiens ne sont pas égaux : les museaux écrasés (bouledogue français, boxer) ont un odorat moins développé que des races comme le saint-hubert. Moins développé, ce qui reste trÚs au-dessus de nous.
Les phéromones
Chez le loup, le marquage dâun pĂ©rimĂštre de 40 Ă 50 km signale la prĂ©sence de la meute et Ă©vite ainsi les conflits entre groupes. Chez le chien, ce fonctionnement est altĂ©rĂ© : la promiscuitĂ© canine est telle quâils entrent en permanence sur le territoire des autres, et se recouvrent mutuellement dâurine. Chez beaucoup, le marquage a perdu sa dimension territoriale pour ne garder que sa fonction de communication.
Les phĂ©romones sont perçues de la mĂȘme façon par tous les individus dâune espĂšce, sans apprentissage et sans reconnaissance consciente. Elles stimulent lâorgane vomĂ©ronasal, dit organe de Jacobson, systĂšme olfactif accessoire. La rĂ©ponse peut ĂȘtre rapide (phĂ©romone dâalarme) ou retardĂ©e (reproduction). Leur perception dĂ©clenche le flehmen, trĂšs visible chez le chat, plus discret chez le chien qui claque des dents en retroussant la babine supĂ©rieure aprĂšs avoir senti une urine.
Ces signaux ne sont en gĂ©nĂ©ral pas perceptibles par lâhomme, sauf quand un chien vide ses glandes anales sous lâeffet du stress. Point important : ce ne sont ni lâurine ni les selles qui portent ces phĂ©romones, mais une substance Ă©mise en plus.
Sur les produits du commerce, soyez clairs. Les colliers et diffuseurs de pseudo-phĂ©romones reconstituĂ©es ne fonctionnent pas ; leur effet est un effet placebo, sur les propriĂ©taires. Sâils sont inoffensifs, laissez-les en place : cet effet sur le maĂźtre vous aidera Ă faire avancer le chien. MĂ©fiez-vous en revanche des fleurs de Bach et des huiles essentielles : ces prĂ©parations sont Ă 98 ou 99 % de lâĂ©thanol. Si le chien sâapaise, câest par euphorisation, pas parce que le comportement a changĂ©.
Le complexe facial
Il regroupe les glandes pĂ©ri-orales (menton, joue, lĂšvre) et celles des pavillons auriculaires. Câest le complexe le moins bien connu : les fonctions exactes de ces sĂ©crĂ©tions restent obscures, et lâon suppose, sans lâavoir dĂ©montrĂ©, que les glandes des pavillons joueraient un rĂŽle majeur dans la communication sociale entre dominant et subordonnĂ©. Sây ajoutent les perturbations liĂ©es au morphotype du chien. Rien de prĂ©dominant, donc, en termes dâanalyse.
Le complexe podal
Bien mieux documentĂ©. Les glandes des espaces interdigitĂ©s interviennent dans les situations de stress (phĂ©romones dâalarme) et sont un indicateur de lâĂ©tat Ă©motionnel, via la sudation des coussinets. Leur implication dans le marquage territorial est supposĂ©e mais non dĂ©montrĂ©e.
Câest ce qui explique le chien qui gratte le sol des postĂ©rieurs aprĂšs avoir Ă©liminĂ© : il ne dĂ©place pas de la terre, il dĂ©pose des odeurs. Trois motifs possibles : se rassurer lui-mĂȘme en diffusant sa propre odeur, marquer son passage, ou simplement reproduire ce quâil a vu faire, par imitation, sans savoir pourquoi.
Une parenthĂšse capitale Ă transmettre aux clients. Le chien ne transpire quasiment pas ; les coussinets sont lâun des rares points par lesquels il le peut. DâoĂč lâinterdiction de le laisser seul en voiture par temps chaud : incapable de thermorĂ©guler par la transpiration, il hyperventile, le rythme cardiaque sâaccĂ©lĂšre au maximum, il sort la langue pour se rafraĂźchir, et lâarrĂȘt cardiaque devient possible. Dire âon ne laisse pas son chien en voitureâ ne sert Ă rien ; expliquer pourquoi vous donne de la valeur ajoutĂ©e.
Le complexe périanal
Les glandes circumanales et pĂ©rianales interviennent dans la fonction sexuelle lors des rencontres. Le flairage commence en thĂ©orie par la tĂȘte, puis la rĂ©gion anogĂ©nitale, mĂȘme si en pratique beaucoup vont directement Ă lâarriĂšre.
Les sĂ©crĂ©tions des sacs anaux permettent de reconnaĂźtre les individus dâun groupe, leur Ă©tat physiologique, leur statut social (supposĂ©) et leur Ă©tat Ă©motionnel. Comment un chien peut-il savoir Ă qui il a affaire en reniflant ? Parce que les odeurs dâun dominant ne sont pas celles dâun dominĂ© : un chien trĂšs dominĂ© peut mĂȘme vider ses glandes anales, ce quâun chien trĂšs dominant ne fera pas.
Ces sĂ©crĂ©tions sont Ă©liminĂ©es dans les rĂ©actions de stress et de peur. Un chien qui a peur peut projeter le contenu de ses sacs anaux Ă plus dâun mĂštre ; lâodeur persiste plusieurs heures et les autres chiens Ă©vitent lâendroit. Câest un message dâalarme adressĂ© Ă lâespĂšce, y compris Ă des inconnus : il y a eu un danger ici. Selon leur tempĂ©rament, les chiens qui le perçoivent fuient, se redressent pour aller voir, ou nây prĂȘtent aucune attention.
Attention aux causes mĂ©dicales : un chien anosmique, un chien souffrant dâune inflammation des glandes anales ou ayant subi leur ablation peut se faire agresser par un congĂ©nĂšre. Une malformation, frĂ©quente chez certains bouledogues, un simple rhume, une opĂ©ration, peuvent perturber ce quâil Ă©met et ce quâil reçoit. Un chien rĂ©actif peut lâĂȘtre uniquement pour cette raison : sans cette information, vous travaillerez pour rien et vous aggraverez le problĂšme.
Les complexes génital, mammaire, urine-fÚces
Le complexe gĂ©nital regroupe les glandes du prĂ©puce, de la vulve et des muqueuses gĂ©nitales et urĂ©trales. Lors de lâovulation, la chienne produit une phĂ©romone fortement attractive. Certains mĂąles pistent alors une femelle sur des kilomĂštres, et beaucoup se perdent : lâodeur leur parvient portĂ©e par le vent, et la femelle nâest pas lĂ oĂč ils la croient.
Le complexe mammaire regroupe des glandes sĂ©bacĂ©es situĂ©es dans le sillon entre les deux chaĂźnes mammaires. Actives pendant la lactation, elles produisent une phĂ©romone dite apaisine, dont le rĂŽle est dâapaiser les chiots, et dont la sĂ©crĂ©tion disparaĂźt dans les jours suivant le sevrage.
Le complexe urine-fĂšces reste mal connu. Les fonctions du marquage urinaire relĂšvent en grande partie de la spĂ©culation : il nây a pas dâĂ©vidence claire que le marquage serve Ă maintenir un territoire, ni que les chiens domestiques en Ă©tablissent. Lâobservation montre au moins un message : âje suis iciâ. Signe rĂ©vĂ©lateur, les chiens qui passent beaucoup de temps dans un jardin clos cessent souvent de lever la patte : ils nâont plus besoin dây signaler leur prĂ©sence.
Le marquage est aussi un signal visuel : le chien qui explore un dĂ©pĂŽt dâurine urine frĂ©quemment par-dessus, câest le surmarquage. Le marquage fĂ©cal, lui, ne se fait pas nâimporte oĂč mais Ă des endroits signifiants, souvent sur des objets verticaux, et sâaccompagne de lâĂ©limination des sĂ©crĂ©tions des glandes anales.
Ă retenir en rĂ©sumĂ© : le marquage urinaire est un acte volontaire ; la vidange des glandes anales et la sudation des coussinets sont involontaires. Et la perception dâune phĂ©romone ne survient jamais seule : câest lâensemble des signaux, postures et mimiques comprises, qui constitue le message.
Toiletter son chien
La question reviendra sans arrĂȘt dans votre mĂ©tier, autant y rĂ©pondre proprement.
Aucune machine nâĂ©gale aujourdâhui lâolfaction du chien. Quand vous appliquez un produit, mĂȘme un shampooing dit neutre et sans odeur, le chien rĂ©cupĂšre ces odeurs et cela le gĂȘne. DâoĂč le chien qui, sitĂŽt lavĂ©, se roule par terre et se frotte dans tous les sens : il ne se sĂšche pas, il cherche Ă enlever lâodeur. Et sâil trouve mieux dehors, il sây roulera pour remettre des odeurs.
Deux consĂ©quences plus sĂ©rieuses. Un chien lavĂ© trop souvent ou parfumĂ© peut avoir du mal Ă sentir ce quâil a en face de lui, lâodeur quâil porte couvrant le reste. Et surtout, un chien qui rencontre un congĂ©nĂšre fraĂźchement toilettĂ© peut avoir du mal Ă savoir Ă qui il a affaire, ce qui gĂ©nĂšre parfois des situations de rĂ©activitĂ© congĂ©nĂšre. Ce nâest pas le cas tous les jours, mais câest une information Ă avoir.
A-t-on le droit de laver son chien ? Bien sĂ»r. PrivilĂ©giez lâeau claire au jet ; un shampooing doux une Ă quelques fois par an sur certaines races ne pose aucun problĂšme. Ce qui est nocif, câest la frĂ©quence : toutes les semaines, voire tous les mois, câest beaucoup. Et le rĂŽle du toiletteur ne se rĂ©duit pas au shampooing : dĂ©mĂȘler, brosser, couper les ongles, tout cela est utile. Un traitement dermatologique prescrit passe Ă©videmment avant le confort olfactif.
Quant au parfum humain : oui, cela gĂȘne le chien, et câest pourquoi on ne se parfume pas quand on travaille avec des chiens dâutilitĂ©. Dans la vie courante, en extĂ©rieur, câest bien moins problĂ©matique, parce que lâodeur est extĂ©rieure au chien et quâil ne la porte pas sur lui.
Lâaudition et les vocalisations
Lâaudition
La morphologie de lâoreille varie beaucoup selon les races : externe courte ou longue, dressĂ©e, semi-tombante comme chez le fox-terrier, large et tombante comme chez le cocker. Les pavillons des chiens Ă oreilles dressĂ©es forment un cĂŽne mobile, pourvu de nombreux muscles, qui concentre les ondes sonores et permet une bonne localisation. Les chiens Ă oreilles tombantes ne peuvent pas les orienter ainsi : ils les relĂšvent, comme en alerte, pour capter davantage.
Le champ auditif sâĂ©tend dâenviron 20 Ă 60 000 Hz, alors que lâhomme ne perçoit plus au-delĂ de 16 000 Hz. Surtout, le chien discrimine finement : Pavlov a montrĂ©, sur un son de 1 000 Hz, quâil distingue deux notes sĂ©parĂ©es dâun huitiĂšme Ă un dixiĂšme de ton, soit environ 10 Hz. Câest ce qui explique que des sifflets en corne artisanaux, aux frĂ©quences lĂ©gĂšrement diffĂ©rentes, permettent Ă chaque chien de ne rĂ©pondre quâĂ celui de son propriĂ©taire.
Attention pratique : si vous construisez un rappel sur un sifflet Ă son unique et que vous le perdez, vous ĂȘtes coincĂ©, car vous ne retrouverez pas exactement le mĂȘme son. Le sifflet Ă ultrasons, lui, a pour avantages la discrĂ©tion et la portĂ©e, et le chien doit apprendre la signification du signal comme pour un sifflet normal.
En revanche, les appareils Ă ultrasons censĂ©s empĂȘcher un chien dâaboyer ou de poursuivre des joggeurs ne servent Ă rien : soit lâintensitĂ© produite est trop faible (30 dĂ©cibels), soit elle est nettement aversive (110 Ă 120 dĂ©cibels). Trop faible pour agir, ou trop fort pour ĂȘtre acceptable.
Les vocalisations
Elles varient Ă©normĂ©ment selon les races. Le basenji, par la conformation de son larynx, aboie trĂšs peu, et Ă©met dâautres sons ; les races asiatiques comme le chow-chow ou le shar-peĂŻ, et les lĂ©vriers, vocalisent peu ; les chiens courants et les terriers vocalisent Ă la chasse, au point que les piqueurs prĂ©disent la nature de la proie au type dâaboiement.
Sur le caniche et le yorkshire rĂ©putĂ©s aboyeurs, mĂ©fiez-vous de la gĂ©nĂ©ralisation : la part de socialisation, dâĂ©ducation et dâapprentissage est fondamentale. Le yorkshire est parfaitement Ă©ducable, mais il est trĂšs peu Ă©duquĂ© ; et comme il voit le monde depuis sa taille, tout ressemble Ă un dinosaure. Câest typiquement le chien dâappartement mal socialisĂ© qui panique devant ce quâil nâa jamais vu.
Les sons de base sont le gĂ©missement, le miaulement, les cris aigus, le grognement de satisfaction, le jappement, lâaboiement, le toussotement, le grondement de menace et le hurlement. Ils se panachent et se superposent selon les Ă©motions, comme les mimiques faciales. Au contact de son propriĂ©taire, le chien de compagnie apprend Ă renforcer certaines vocalises : sans lâhumain, il vocaliserait beaucoup moins, comme le loup.
Sur le dĂ©veloppement : la maturation de lâorgane de Corti se fait vers 4 jours, mais lâaudition nâest effective quâaprĂšs ouverture des canaux auditifs externes et apparition du rĂ©flexe de sursautement, entre 18 et 21 jours. Le chiot Ă©met pourtant dĂšs la naissance quatre sons quâil nâentend pas : gĂ©missement, miaulement, cris aigus, grognement de satisfaction. Puis viennent le jappement dans la premiĂšre semaine, lâaboiement vers 10 jours, le grondement de menace vers 3 semaines.
La communication acoustique
Les aboiements sont les vocalisations les plus courantes. Ils ne constituent pas des signaux dâagression mais des avertissements, ce qui les distingue des grognements et grondements. On les retrouve Ă lâappel au jeu, avec sa posture typique, dans la sollicitation de lâhomme (soins, contact, nourriture), en alerte Ă la perception dâun bruit ou dâune prĂ©sence insolite, chez certains chiens isolĂ©s ou apeurĂ©s. Les chiens aboient plus que les loups : cela leur permet de communiquer Ă distance.
Les grognements signifient la satisfaction, par exemple au cours du jeu, sans mimique de menace ni variation du diamĂštre pupillaire, mais aussi la menace et la dĂ©fense en accompagnement des aboiements. Les grondements relĂšvent de la menace et de la dĂ©fense, tout en apparaissant parfois en jeu. DâoĂč la rĂšgle : Ă©coutez le type de son, puis regardez tout le reste du corps.
Les hurlements ont chez le loup une fonction de synchronisation de la meute et de signalement ; le chien, sans meute Ă rĂ©unir, en a fait une vocalisation accessoire. Ce ne sont pas des signaux de dĂ©tresse, mĂȘme si on les entend chez des chiens isolĂ©s, et certains hurlent en rĂ©ponse Ă un chant, un instrument ou une sirĂšne. Les gĂ©missements et couinements attirent la mĂšre chez le chiot, lâattention chez lâadulte, et sâassocient parfois Ă la douleur, Ă la peur ou Ă la dĂ©tresse. Restent les signaux non vocaux, comme le claquement de dents, prĂ©sent au jeu comme dans la peur.
Enfin, lâhomme privilĂ©gie le verbal et croit Ă tort quâil porte lâessentiel du message : mĂȘme entre humains, 80 % de la communication passe par le non-verbal. Le chien reconnaissant bien plus facilement le mouvement que le son de la voix, votre posture, vos dĂ©placements, vos mimiques et votre capacitĂ© Ă masquer vos Ă©motions comptent davantage que ce que vous dites.
Toucher et vision
La communication tactile
Le chiot nouveau-nĂ© nâest pas homĂ©otherme : il ne rĂ©gule pas sa tempĂ©rature, la mĂšre est sa source de chaleur, et les chiots se blottissent contre elle. Pendant le dĂ©veloppement comportemental, la communication tactile est primordiale.
Chez lâadulte, elle vient surtout complĂ©ter les autres canaux, en particulier lâolfaction. Lors dâun contact avec le maĂźtre, les caresses permettent un Ă©change dâodeurs ; le lĂ©chage joue un rĂŽle identique. Le contact a un rĂŽle anxiolytique rĂ©el, mais il peut produire lâeffet inverse chez un chien qui nây est pas habituĂ©.
ConsĂ©quence pratique : avant dâutiliser la caresse comme rĂ©compense, vĂ©rifiez la qualitĂ© de la relation entre le maĂźtre et le chien. Il arrive que le maĂźtre caresse pour dire âcâest bienâ et que le chien reçoive un âce nâest pas bienâ, et vous passerez ensuite un temps considĂ©rable Ă chercher pourquoi votre protocole ne fonctionne pas.
La communication visuelle
Elle renseigne sur lâidentitĂ© de lâĂ©metteur, son stade physiologique, son statut social, son Ă©tat Ă©motionnel et lâexistence dâautres signaux olfactifs, et elle est presque toujours complĂ©tĂ©e par dâautres canaux.
Le chien nous surpasse sur le champ de vision : la disposition de ses yeux lui donne environ 250 degrĂ©s, contre 160 Ă 180 pour nous. Il est surtout sensible au mouvement : il verra parfaitement un objet se dĂ©plaçant au loin et le perdra dĂšs quâil sâimmobilise. Cela a une application directe en marche en laisse, pour savoir Ă quel moment il est devant votre jambe et Ă quel moment il ne la voit plus.
Les signaux visuels reposent sur des mouvements expressifs, composĂ©s et ritualisĂ©s : postures corporelles, mimiques faciales, cinĂ©tiques de dĂ©placement. Les mimiques faciales se lisent sur les positions et mouvements de la tĂȘte, les mouvements des lĂšvres, de la langue et des vibrisses, la position des oreilles et le regard.